Le sacrement du baptême

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Saviez-vous que…

Le baptême

Le verbe baptiser vient du mot grec baptizein qui signifie « plonger », « immerger ». Aux origines, le baptême se donnait toujours par immersion. Quand on a la tête sous l’eau, on ne peut pas respirer : c’est un symbole de la confrontation avec la mort. Quand la tête sort de l’eau, le souffle revient, symbole de la résurrection, victoire sur la mort. C’est pourquoi on parle du baptême comme d’une nouvelle naissance, d’une vie nouvelle avec le Christ.

Chaque année, de nombreuses personnes le reçoivent à l’âge adulte, à l’adolescence ou à l’âge scolaire. Le baptême est loin d’être réservé aux bébés.

Les chrétiens croient que Dieu est la source de toute vie. Tout être humain est enfant de Dieu par sa naissance. Chaque personne est aimée de Dieu inconditionnellement, par le simple fait d’exister.)

Le baptême crée un lien vivant entre le Christ et la personne qui le reçoit. Celle-ci fait corps avec toutes les personnes baptisées, devenant ainsi membre du Christ. « Dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec le Christ et vous avez été ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts. » (Col 2, 12)

Baptême d'adulte par immersion : Site web du secteur pastoral de Palaiseau en France

Photos du baptême de bébé et de l'eau vive © Depositphotos

Montage : Josée Richard

Baptême

  S'y plonger…

En savoir plus sur le baptême

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Origine du baptême

Un rite d’intégration aux disciples du Christ.

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Une plongée vers la vie

Le baptême est d’abord un rite d’immersion.

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Le baptême d'un enfant

Le défi du baptême dans une société sécularisée.

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Être parrain ou marraine

Une responsabilité partagée.

Faire lumière

Réflexion sur le baptême

Réflexion

 

Parmi les pères de l’Église, Grégoire de Nazianze indique bien qu’il faut que ce soit un acte libre, pour des adultes qui comprennent l’importance de cet engagement. Depuis des siècles, l’Occident chrétien est bien loin de cette vision. Alors, faut-il tout chambouler pour revenir au monde idéal dont parle Grégoire ?

Tout en étant d’accord avec la nécessité de revenir aux sources et de proposer de nouveau le baptême aux adultes, notre invitée refuse que soit abandonnés à leur sort les parents qui veulent faire baptiser leur enfant. Alors, comment à la fois retrouver un baptême chrétien qui respecte la liberté de conscience et de choisir du baptisé, et répondre aux souhait des familles de faire baptiser leur nouveau-né ?

C’est l’un des nombreux aspects dont nous parlerons avec notre invitée dans cette première émission sur le baptême, que Grégoire de Nazianze appelait l’Illumination.

Être baptisé, cela veut dire qu’on est et qu’on devient membre de l’Église du Christ Jésus. Un projet qui semble bien lourd à porter! Pourtant, il est plus léger puisqu’il se réalise avec les autres, ensemble. En effet, on ne peut pas être chrétien tout seul. C’est le peuple des baptisés, fort de l’expérience de chacun et de l’amour du Christ reçu et à transmettre, qui est Église du Christ Jésus. Ainsi, en accueillant de nouveaux baptisés, elle peut poursuivre la mission que le Christ lui a confiée de proposer l’Évangile à ceux et celles qui ont soif d’espérance aujourd’hui!

Les baptêmes d'enfants constituent encore aujourd'hui un passage important pour de nombreuses familles au Québec, même si par la suite, la participation aux activités ecclésiales se fait plus rare. N'empêche : ce rite constitue un temps privilégié pour marquer l'arrivée d'un nouvel enfant.
Loin des débats, c'est en tant que marraine, frustrée de ne pas trouver un cadeau signifiant pour le baptême de son filleul (un bébé à l'époque), que Dominique Gendron a créé ce nouveau livre. C'est peut-être un peu aussi parce que sa conversion tardive au christianisme la passionne au point où elle désire transmettre la flamme qui habite son propre cœur. Le livre qu'elle propose permet d'insérer les photos du baptême, mais il explique aussi à l'enfant — qui le lira plus tard — ce que signifie le baptême que les parents ont voulu transmettre en cadeau à leur petit.

Parlons de ton baptême
Réflexion sur le texte d'évangile Matthieu 28, 18-20

La joie consciente d’être baptisé.e

 

Nous avons aujourd’hui une occasion en or de revisiter notre baptême avec tout ce que cela implique d’être devenu.e chrétien.ne dès la naissance ou, plus tard, par choix et d’avoir accepté d’être disciple de Jésus Christ.

Profitons de cette lecture (Matthieu 28, 18-20) pour réfléchir sur notre identité chrétienne et ses conséquences. Qu’est-ce que cela signifie pour moi de croire et d’adhérer volontairement à Jésus Christ? Suis-je vraiment conscient.e de la chance inouïe que j’ai de connaître Jésus Christ?  Que mon baptême a fait de moi un membre à part entière de la grande famille des chrétiens et des chrétiennes, et cela à travers mon appartenance à l’Église catholique? Adhérer et croire à Jésus Christ est la base essentielle de ma foi chrétienne. C’est d’une importance capitale. Aujourd’hui, j’en prends particulièrement conscience.

Être chrétien.ne signifie que j’ai accepté d’être disciple de Jésus Christ et qu’à ce titre, je « garde » précieusement son enseignement. Garder son enseignement veut dire se mettre à l’écoute de sa Parole, désirer comprendre le sens de ses paraboles et aussi le sens de ses guérisons et libérations. Rappelons-nous aussi qu’on ne naît pas disciple, on le devient : être disciple veut dire accompagner le maître sur sa route, marcher à ses côtés pour apprendre de lui et comprendre ce qu’il fait. Suivre Jésus au fil des jours, année après année, est un art de vivre extraordinaire : apprendre à voir avec ses yeux, écouter avec ses oreilles, agir avec ses mains et aimer avec son cœur. Quel beau défi !

Christiane Cloutier Dupuis
Détentrice d’un doctorat en sciences religieuses (UQÀM)

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Visuel : calendrier © Depositphotos • photo du paysage et montage © Josée Richard

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