- Aurelius Augustinus est né en 354 dans l’Afrique du Nord romaine.
- C’est à l’âge de 32 qu’Augustin se convertit et reçoit le baptême chrétien.
De toutes mes forces, celles que tu m’as données, je T’ai cherché, désirant voir ce que j’ai cru. Et j’ai lutté, et j’ai souffert. Mon Dieu, mon Seigneur, mon unique espoir, accorde-moi de n’être jamais las de te chercher, qu’avec passion sans cesse je cherche ton visage. Toi qui m’as donné de Te trouver, donne-moi le courage de te chercher et d’espérer Te trouver toujours davantage. Devant Toi ma solidité : garde-la. Devant Toi ma fragilité : guéris-la. Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j’ignore. Par là où Tu m’as ouvert, j’entre : accueille-moi. De là où Tu m’as fermé, j’appelle : ouvre-moi. Accorde-moi de ne pas T’oublier, accorde-moi de Te comprendre. Mon Dieu, mon Seigneur, accorde-moi de t’aimer. (Traité de la Trinité, livre XV)
Oeuvre par Philippe de Champaigne — Los Angeles County Museum of Art : base de données en ligne : entrée 171584, Domaine public
Vidéo du chant de Taizé avec les paroles
Jésus le Christ, Lumière intérieure, ne laisse pas mes ténèbres me parler. Je m'y suis laissé tomber et mon regard s'est obscurci ; mais du fond de ce gouffre, oui de ce gouffre, je t'ai ardemment aimé. Et maintenant, voici que, brûlant, essoufflé, je reviens à ta source. En toi je revis ! Parle-moi, instruis-moi. Je crois en tes livres et leurs paroles ont de profonds mystères. Amen. (Traité de la Trinité, livre XV)
Je t'ai aimée bien tard, beauté ancienne, beauté si nouvelle, je t'ai aimée bien tard. Mais quoi ! tu étais au-dedans et moi j'étais dehors de moi-même, et c'est au dehors que je te cherchais. Je poursuivais de ma laideur la beauté de tes créatures. Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi. J’étais retenu loin de toi par tout ce qui, sans toi, ne serait que néant. Tu m'appelles, et voilà que ton cri force la surdité de mon oreille. Ta splendeur rayonne, elle chasse mon aveuglement. Je respire ton parfum, et voilà que je soupire pour toi. Je t'ai goûté, et me voilà dévoré de faim et de soif. Tu m'as touché, et je brûle du désir de ta paix. Amen ! (Confessions, 10, 27)
Sandro Botticelli